Association des

Forums du Champ Lacanien

de Wallonie (Belgique)

4ème colloque de psychanalyse

de    l’Association    des    Forums du  Champ Lacanien de Wallonie (Belgique)

Que reste-t-il de l'Œdipe ?

ARGUMENT

Œdipe, fils d'un roi de Thèbes, est condamné à l'errance pour avoir à son insu épousé sa mère et tué son père. Freud a reconnu dans cette dramatisation l'ensemble des phénomènes qui ordonnent sur la scène de l'inconscient le désir du sujet et son devenir sexué.

La mise à jour de cette clé de voûte ne va cependant pas lui permettre de tout expliquer. Freud butera sur l'énigme du féminin (Que veut une femme ?) et sur le roc de la castration à la fin de la cure.

La lecture que fera Lacan de l'Œdipe freudien mettra l'accent sur la fonction paternelle dans laquelle il reconnaitra l'agent de la castration. Lorsque la fonction paternelle qu'il nomme Le Nom-du-Père est opérante, la castration a lieu et met en place pour le sujet névrosé la boussole phallique. Cette dernière va l'ouvrir au désir, vectoriser son savoir inconscient et tempérer sa jouissance

Lorsque la fonction paternelle est inopérante, Lacan parle de forclusion du Nom-du-Père. La boussole phallique du sujet fait alors défaut. Nous sommes du côté de la psychose.

A cette époque pour Lacan, la structure du sujet (psychose, névrose ou perversion) dépend de la présence ou de la forclusion du Nom-du-Père. En d'autres termes, elle dépend de la manière dont le sujet aura traversé l'Œdipe.

Dans ses dernières avancées, Lacan articule la structure du sujet autrement. Avec la topologie, il s'interroge sur ce qui pourrait équivaloir la fonction du Nom-du-père. (Cf. James Joyce et son sinthome). Il ne fait plus du Nom-du-Père un phénomène uniquement oedipien. Il ne raisonne plus la psychose en termes déficitaires et il se met à parler de l'Œdipe comme de quelque chose de dépassé...

De nos jours, les mutations du lien social nous posent de nouvelles questions sur la fonction paternelle. Le rapport au père et à la jouissance semble avoir tellement changé que certains en viennent à parler de dégénérescence du Nom-du-Père...

Alors, comment aborder la clinique aujourd’hui ? A partir de l’Œdipe ? L'Œdipe est-il toujours d’actualité ?

Ce sont ces questions que les intervenants du colloque sont invités à déplier.

COLLOQUE

Samedi 26 septembre 2009

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QUE RESTE-T-IL DE L’ŒDIPE ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«le désir de la mère (...) entraîne toujours des dégâts. Un grand crocodile dans la bouche duquel vous êtes - c'est ça la mère. On ne sait pas ce qui peut lui prendre tout d'un coup, de refermer son clapet. C'est ça, le désir de la mère.»

J. Lacan, L'envers de la psychanalyse, Paris, Champ freudien, Ed. du Seuil, 1991, p. 129

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Photo de crocodile

Œdipe

Texte d’ouverture du colloque 

Anne-Marie DEVAUX 

(EPFCL, FCL du Brabant)

Consommer : du stupre au stupide

Dr Françoise Gorog

(EPFCL)

Œdipe, après.

Colette Soler

(EPFCL)

La place de l’analyste : lieu de l’a-pération

Patricia KAISER

(FCL de Liège)

Trouver sa voix

Michel Heinis

(AFB-ALI)

Le désir, donc, c'est la loi

Bernadette Diricq

(EPFCL)

Un père toujours « faillible » : reproche ou révocation ?

François Longe

(FCL de Liège)

Le « nœud » du père

Martine Ceccato

(FCL de Liège)

Joseph Goebbels, le prophète

Delphine Noëls

(FCL Brabant)

Moi, Charlotte de B, 28 ans, Impératrice du Mexique, folle...

Coralie Vankerkhoven

(EPFCL, FCL du Brabant)

Tabou de la virginité et suture de l'hymen

Zehra Eryoruk

(EPFCL, FCL de Liège)

Œdipe, l'édit du père, les dits de la mère

Henri de Groote

(EPFCL, FCL du Brabant)

Quand Œdipe n'est pas au rendez-vous !

Dr Manuelle Krings

(EPFCL, FCL de Liège)

Sophocle aujourd'hui...

Christian Centner

(EPSF)

Démythifier l'interprétation

Dr Marc Strauss

(EPFCL)